Les marronniers en mame, c’est possible !

 

Depuis plusieurs années, l’idée de faire des marronniers mames me poursuivait. Je peux le dire maintenant : çà n’est ni aberrant, ni impossible comme beaucoup me le disait car J’Y SUIS ARRIVE.

 

Le gros avantage des marronniers est leur facilité de marcottage. Ce qui est intéressant pour faire de petits arbres.

On peut très bien marcotter des extrémités de branches ou des cimes déjà construites ce qui, bien évidemment, permet un gain de temps appréciable.

 

Mais une cépée ou la plantation d’un marron peuvent aussi réussir mais moins rapidement bien sûr.

 

Il faut tout d’abord avoir un arbre  sur lequel on a appliqué les principes classiques du bonsaï (laisser grossir les troncs et branches sans tailler pendant une saison, rabattre l’hiver….) et l’obtention de petites feuilles qui se fait à force de pratiquer le travail cité dans le n° 35 d’Esprit Bonsaï à savoir :

  1. défoliation lorsque les feuilles sont bien ouvertes
  2. enlèvement des bourgeons apicaux en fin d’hiver. Les feuilles seront plus petites au débourrement
  3. sélection des bourgeons latents.

Sur un sujet plutôt agé et en pleine forme, de très petits bourgeons latents se forment plus bas dans les replis et vont devenir les futures branches du mame.

n°7

C’est un travail de longue haleine qui doit être poursuivi avec obstination.

 

Petit apparté :

Il existe un parasite des marronniers : la mineuse du marronnier (caméraria ohridella, famille des gracillariides). C’est un micro-lépidoptère (papillon minuscule de 3 à 5 mm).

Pour pallier aux problèmes posés par ce parasite dont la chenille pénètre dans les feuilles et forme une galerie, je presse fortement la feuille atteinte entre deux doigts à l’endroit de la galerie (taches brun/rouge) pour l’écraser. Renouveller l’opération à chaque apparition d’une tache. En automne il faut ramasser et brûler les feuilles tombées.

On peut aussi essayer un traitement systémique.

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Arbre ssu d’une graine (marron) plantée en 1999, photos de 2005 et 2015 (hauteur 13 cm sans pot

 

Début travail en 2004, photos de 2006 et 2015 (hauteur sans pot 18 cm) dont une vue du dessus

 

Feuille normale d’un marronnier commun (aesculus hippocastamus), feuille d’un mame travaillé depuis 2 ans et feuille du même mame au bout de 11 ans qui s’est réduite à 3 folioles.

n°3

Arbre issu d’un marcottage d’une cîme sevrée en 2007, photo 2011 et 2015 (hauteur sans pot 10 cm)