Jardiner sans traiter, est-ce possible ?

Article d’Angélique

 

Introduction :

Le jardin avec nos bonsaï, lieu de vie secondaire en été.

Mais, a-t-on toujours les bons réflexes lorsqu’on s’occupe de nos bonsaï ?

 

1/ un jardin est un lieu d’observation

Lorsque nous cultivons nos bonsaï, nous observons plein d’insectes, animaux, champignons, herbes diverses et nous nous affolons lorsque ceux-ci deviennent trop nombreux.

 

1.1/ Les auxiliaires

Un auxiliaire de culture est un être vivant qui détruit les ravageurs ou atténue leurs effets. Il s’agit souvent d’animaux consommant les ennemis des cultures ( coccinelles, chauve-souris…).

Observons notre jardin d’un peu plus près. Il y a les bons, les brutes et les truands. Saurez-vous les reconnaitre ?

Bons : coccinelles larves, mille pattes, syrphes, araignées des jardins, chrysopes, libellules, cloportes, vers de terre

Brutes : fourmis rouges

Truands : pucerons, cochenilles, acariens, chenilles défoliatrices…

 

1.2/ Chassez vos anciens reflexes

Lorsque vous regardez vos tables bonsaï le weekend, parfois, vous pouvez voir un pic de pucerons se développer sur vos bonsaï. Premier réflexe, insecticide polyvalent (au moins, on se débarrasse de ces vilaines bêtes). Le souci est que vous supprimez ces parasites mais également tous les auxiliaires car un produit phytosanitaire ne fait pas de différence en général sur les insectes.

 

2/ Mais, savez-vous traiter correctement et avez-vous conscience du produit que vous avez entre les mains ?

Les phrases de risque (« phrases R ») sont des annotations présentes sur les étiquettes de produits chimiques qui indiquent les risques encourus lors de leur utilisation, de leur contact, de leur ingestion, de leur inhalation, de leur manipulation ou de leur rejet dans la nature ou l’environnement. Elles se présentent sous la forme d’un R suivi d’un ou de plusieurs nombres, chacun correspondant à un risque particulier.

Dans ces phrases de risque, on peut notamment retrouver des produits CMR (cancérigènes, mutagènes, ou reprotoxiques

Un exemple tout simple le Roundup. Il vient d’être classé depuis quelques mois probablement « cancérogène »mais qui n’a pas désherbé avec ce produit en été en short ?

Précautions d’usage : gants, combinaisons, traiter de préférence le soir (il n’y a plus d’abeilles, les enfants ne jouent plus dans le jardin, les animaux domestiques sont rentrés, il fait moins chaud)

 

Je ne souhaite pas vous faire peur, au contraire, je veux juste vous ouvrir les yeux sur ce que vous possédez dans les mains quand vous traitez. Certes, les boites ont un très joli packaging mais ça n’enlève en rien la dangerosité d’un produit phytosanitaire.

Mais vous allez me dire mais comment dois-je me débarrasser de mes pucerons, des champignons que j’ai sur mes bonsaï…

 

3/ Les traitements alternatifs :

Les volants :

Pucerons :

  • On peut d’abord asperger les plantes avec un jet d’eau pour déloger les pucerons
  • Attirer les auxiliaires en plantant des espèces préférées (Aubergines, volubilis, Asters). Les coccinelles adorent les capucines
  • Chauve-souris (tabac, chèvrefeuille, giroflée, jasmin)
  • Mésanges (graines)

Les crapahuteurs (cochenilles, charençons, fourmis, chenilles) :

  • Alcool à brûler sur cochenille avec un coton tige
  • Craie pour les fourmis
  • Huile essentielle (girofle et cannelle) dans l’eau contre fourmilière
  • Ramasser les chenilles sur les Pins…

 

Les gluants (escargots, limaces…) :

  • Coca ou café dans un fond de verre> limaces et escargots attirés mais caféine détruira ces gluants
  • Poules
  • Sel sur le mollusque

 

Traitements naturels à base de macération:

Pucerons : rhubarbe, lierre, fougère aigle, absinthe

Chenille : rhubarbe

Cicadelle : fougère aigle

Acariens : ortie, prêle, ail

Taupe : sureau noir

Les champignons :

Rouille : prêle, ortie, fougère aigle, ail

Tavelure pommier : prêle

Cloque du pêcher : prêle, ail

Mildiou : bardane, tanaisie

Oïdium : rumex, ortie

la nutrition des bonsaï

Article écrit par Angélique

 

Lorsque nous regardons nos arbres, nous ne comprenons pas toujours pourquoi ils ont un problème nutritionnel. Nous allons donc essayer de nous simplifier la tâche pour savoir quel engrais utiliser sur nos arbres en fonction de leur carence.

A quoi sert la nutrition des arbres ?

Elle permet d’assimiler les éléments chimiques nécessaires à leur vie et donc à leur croissance. Le bonsaï a en effet besoin d’éléments indispensables pour sa croissance et son bien être.

Comment définir ces éléments indispensables ?

Ils interviennent d’abord directement dans la nutrition de la plante. Sans eux, l’arbre ne pourra avoir un cycle de vie normal et ne pourra par conséquent avoir des graines.

Enfin, ceux-ci vont faire apparaître une carence bien spécifique lorsqu’ils seront absents.

Nous pouvons les regrouper en 2 parties :

  • Les éléments fournis par l’atmosphère et par l’eau (le carbone, l’hydrogène, l’oxygène) ;
  • Les éléments apportés par le substrat.

Les éléments présents dans le substrat :

Il existe 2 types d’éléments : les macroéléments et les microéléments.

On trouve 6 macroéléments : l’azote (N), le phosphore (P), le potassium (K),le calcium (Ca), le magnésium (Mg) et le soufre (S).

Il y a également 6 microéléments : le fer (Fe), le cuivre (Cu), le zinc (Zn), le manganèse (Mn), le molybdène (Mo) et le bore (B).

Nous trouvons également d’autres éléments dans le sol mais qui sont en revanche non-indispensables mais qui peuvent être présents (ex : aluminium, fluor, sodium…).

L’absorption des éléments :

Celle-ci dépend d’abord du végétal. En effet, la quantité de fer absorbée par un Acer palmatum sera différente de celle d’un Pinus pentaphylla. Il est donc important de surveiller chaque arbre et d’adapter ses apports d’engrais en fonction des essences.

Elle dépend également des conditions extérieures comme le froid ou bien encore l’asphyxie des racines si l’arbre est trop arrosé.

Les éléments peuvent aussi avoir une interaction entre eux. Le potassium, chargé positivement en ions ( K+) facilite par exemple l’absorption de l’azote ( NO3- ), élément chargé négativement.

Nous n’allons pas rentrer dans les détails chimiques de ces interactions mais plutôt nous intéresser à la partie observation sur nos arbres.

Savoir identifier un symptôme de carence :

Une carence présente sur un bonsaï peut provoquer si nous n’apportons pas d’engrais à temps un affaiblissement de l’arbre puis sa mort dans les cas extrêmes.

Prenons un exemple facile à comprendre avec une bouture dans un petit pot. Dans un premier temps, la bouture va s’enraciner. Elle va ensuite faire de nouvelles feuilles tout en développant ses racines. On va alors observer le jaunissement progressif des feuilles de la base de la bouture. Enfin, si nous continuons à la laisser dans son petit pot sans apport d’engrais ni rempotage, elle finira, par manque d’éléments, par mourir.

Observation des symptômes foliaires :

On trouve 2 types de réponses visibles à une carence : la feuille se décolore ou elle se nécrose. Une nécrose n’a rien à voir avec un problème fongique : les tissus deviennent secs et friables au doigt.

Comment identifier un problème nutritionnel ?

Nous devrons d’abord vérifier que sur la feuille, le symptôme est symétrique. Nous observerons également que ce problème touche toutes les feuilles du même âge.

2 types d’observations :

On peut soit remarquer que toutes les feuilles de la base des pousses présentent une carence ou à l’inverse que toutes les extrémités réagissent.

En effet, lorsque le symptôme est plus accentué sur la partie âgée des pousses, on parlera de carence en éléments mobiles.

En revanche, lorsque le symptôme sera présent sur le bout des pousses, nous parlerons de carence en éléments non mobiles.

 

Que signifie élément mobile ?

Un élément mobile correspond à un élément qui peut être déplacé et remobilisé dans le sommet des pousses pour continuer la croissance du végétal. Les symptômes apparaissent alors sur les feuilles qui se vident de leur élément. On trouve 4 éléments : l’azote, le phosphore, le potassium et le magnésium.

 

Et un élément non-mobile ?

Un élément non-mobile ne peut être remobilisé lorsqu’il est fixé dans une feuille. Les nouvelles feuilles vont alors se carencer et stopper la croissance du végétal. On trouve le bore, le molybdène, le calcium, le soufre, le fer, le zinc, le manganèse et le cuivre.

 

 

L’azote (N) favorise le développement du feuillage. Utilisé en trop grande quantité, il a la fâcheuse habitude de provoquer une croissance excessive des rameaux et des feuilles.

Le phosphore (P) favorise le développement des racines et des fleurs.

Le potassium (K) accroît la résistance aux maladies, parasites et intempéries

Le soufre (S) est utilisé par la plante pour produire vitamines et protéines. Les carences en soufre, assez rares, se manifestent par une décoloration du feuillage.

Le calcium (Ca) est l’un des constituants des parois cellulaires des plantes.

Le magnésium (Mg) est un des constituants de la chlorophylle.

Bonne Année et Beaux Bonsaï !

Voici le planning du début de l’année :

  • Mardi 3 janvier 2017
  • Samedi 14 et dimanche 15 janvier 2017
  • Vendredi 3 au mardi 7 février : EBA et Noelanders Trophy
  • Mardi 7 février 2017 : Substrats et rempotages
  • Samedi 25 et dimanche 26 février 2017 (vacances) : Atelier avec Ruud Halink
  • Mardi  7 mars 2017 : Greffes
  • Samedi 10 et dimanche 11 mars 2017 : atelier Greffes avec G Thomas
  • Mardi 4 avril 2017 : Engrais et traitements phytosanitaires
  • Samedi 8 et dimanche 9 avril 2017 (vacances)
  • Mardi 2 mai 2017 : Entretien des outils
  • Samedi 20 et dimanche 21 mai 2017
  • Samedi 27 et 28 mai 2017 : Congrès FFB à Montpellier
  • Mardi 6 juin 2017 : Retour sur tous les projets club
  • Samedi 17 juin 2017 : barbecue

N’oubliez pas l’assemblée générale du mardi 3 janvier et n’hésitez pas à venir accompagnés de vos conjoint(e)s afin de fêter la fin de 2016 et le début de 2017 !

Atelier « créations sur roches » avec Thierry Claude

Samedi 28 novembre, 9h00 tapantes, 9 pierres attendaient Thierry Claude de pied ferme. Tout le matériel était prêt : les disqueuses branchées, le café passé, les bières bien rangées dans le frigo !roche_18

Un premier tour de table a permis de mesurer la diversité de la tâche :

Certains se sont perdus dans des réflexions profondes …

Puis on a attaqué !

Tout d’abord il faut chercher la face, l’équilibre.

Quelques ajustements sont nécessaires : on enlève une petite bosse , on créé un emboîtement, on ajoute un morceau …

Ensuite il faut passer à la fabrication d’un petit socle qui permettra à la pierre d’émerger totalement du sable du suiban dans lequel elle sera exposée. Pour cela, le ciment prompt est de rigueur.

Un autre matériaux indispensable à un tel atelier : le sinto-pierre. C’est un mastic qui une fois mélangé à une petite quantité de durcisseur permet de coller soit des pierres entre-elles soit des morceaux de fil d’aluminium à la pierre en quelques minutes.

Les premiers fils, collés en dessous des pierres avant la pose du mortier, servent à maintenir la pierre en position surélevée pendant la pose et la prise du béton.

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A la fin de la première journée, presque toutes les pierres étaient « soclées ». A noter qu’il ne faut pas oublier un chanfrein en bas du socle afin qu’il ne s’abîme lors des différentes manipulations.

Le lendemain, une autre forme de construction a été entreprise. Pascal voulait créer son paysage à partir de plusieurs lauzes dressées. Il les avait tout d’abord positionnées dans du sable puis réunies avec une sangle à cliquets, le tout devant être lié par un béton armé.

Pour les autres, après un nettoyage des bavures de mastic ou de béton, il est temps de commencer à penser aux arbres. Le socle en béton étant trop frais, il n’est pas question de commencer à jouer avec les burins pour aménager des cavités. On se contentera donc de film étirable pour étudier la position des arbres et ébaucher une première mise en forme.

Pour faire tenir les arbres sur la pierre, il faut, dans certains cas, creuser de petites cavités supplémentaires mais surtout accrocher des fils tout autour de la position ainsi qu’une  demi-lune de grille de drainage en dessous, le tout grâce au sinto-pierre. Un fil simple plus gros qui sera enroulé autour du tronc pour maintenir l’arbre en place et d’autres fils doubles qui contiendront les racines.

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C’est sur ces explications que s’est terminé l’atelier (la plantation des arbres attendra le printemps plus clément). Thierry nous a donné à ce sujet quelques directives : commencer par tapisser la cavité d’un mélange Ketoh-Akadama-poussière de sphaigne, introduire ce même mélange entre les racines de l’arbre et placer l’arbre dans sa cavité, mettre une dernière couche de mélange.

Maintenir le tout en place en croisant et en torsadant les fils dans tous les sens en prenant soin de placer en dessous des petits morceaux de grille de drainage pour éviter que les fils ne cisaillent les racines.

Recouvrir le tout de mousse fine, dont le dessous a été tartiné de Ketoh très humide. Cela permet à la mousse de tenir sur le substrat sans l’aide de petits crochets.

Les roches seront placées de préférence à mi-ombre et arrosées abondamment car le substrat sèche plus vite qu’un substrat normal dans un pot horizontal !

 

Une autre création …

 

Rentrée…

L’Arbre dans la Main fera sa rentrée le mardi 6 septembre 2016 à la maison Delesalle à Villeneuve d’Ascq.

La salle devrait être ouverte vers 18h.

Les personnes qui souhaiteraient nous rejoindre sont les bienvenues, elles pourront découvrir l’ambiance et demander tous les renseignements nécessaires à une nouvelle adhésion.

Au programme, nous devrions faire le point sur l’atelier Création sur roche qui aura lieu cette année sous la direction de Thierry Claude.

Avez vous trouvé la pierre idéale ? Pour info, à Lens, route de la Bassée, chez Europrix, on peut trouver de grosses pouzzolanes à 1,30€ le kilo. Elles ne sont pas forcément stockées en magasin, il faut donc demander à un vendeur. Philippe en a trouvées également en Belgique, à Dadizele, chez Duponzoo.

Roselyne aimerait également faire le point sur l’exposition shohin et mame de Couseix, il faut donc amener tablettes, arbres et plantes d’accent qui seront exposés. De plus,Il faut remplacer un petit cognassier qui a eu chaud cet été, si vous avez un shohin intéressant, proposez-le !

Enfin, n’oubliez pas que le 11 septembre 2016 nous seront présents à la foire aux associations de Villeneuve d’Ascq au Palacium. Ce sera l’occasion d’une démonstration de Julien et d’un atelier libre pour les autres.

 

à mardi !

Agenda du 2ème semestre 2016

  • Mardi 6 septembre 2016 : Point sur création sur Roche
  • Samedi 11 septembre 2016 : Atelier à la foire aux associations à Villeneuve d’Ascq
  • Samedi 24 et dimanche 25 septembre : Exposition Shohin FFB à Limoges
  • Mardi 4 octobre 2016 : Taille sur feuillus à l’automne
  • Samedi 15 et dimanche 16 octobre 2016 : European-bonsai-san-show à Saulieu
  • Atelier avec F Ferreira à préciser
  • Mardi 8 novembre 2016 : Topo sur création sur roche de T.Claude
  • Samedi 5 et dimanche 7 novembre 2016 : Eda Uchi KaiTen 2016 à Diepenbeek (Belgique)
  • Samedi 26 et dimanche 27 novembre 2016 : Créations sur roche  Thierry Claude
  • Mardi 6 décembre 2016 : Ligaturage et haubanage
  • Samedi 10 et dimanche 11 décembre 2016
  • Mardi 3 janvier 2017
  • Samedi 14 et dimanche 15 janvier 2017
  • Vendredi 3 au mardi 7 février : EBA et Noelanders Trophy
  • Mardi 7 février 2017 : Substrats et rempotages
  • Samedi 25 et dimanche 26 février 2017 (vacances)
  • Mardi  7 mars 2017 : Greffes
  • Samedi 10 et dimanche 11 mars 2017 : atelier Greffes avec G Thomas
  • Mardi 4 avril 2017 : Engrais et traitements phytosanitaires
  • Samedi 8 et dimanche 9 avril 2017 (vacances)
  • Mardi 2 mai 2017 : Entretien des outils
  • Samedi 20 et dimanche 21 mai 2017
  • Samedi 27 et 28 mai 2017 : Congrès FFB à Montpellier
  • Mardi 6 juin 2017 : Retour sur tous les projets club
  • Samedi 17 juin 2017 : barbecue